SOCIÉTÉ, POLITIQUE

Aliot interdit l’alcool, la pétanque et la drague au lavage de voitures sur la voie publique

Le maire de Perpignan veut résoudre les nuisances et infractions

Sans Domicile Fixe (SDF) © BSnewscv
Sans Domicile Fixe (SDF) © BSnewscv

Les marginaux qui empoisonnent le quotidien à Perpignan seront écartés de la voie publique et parfois épaulés pour s’en sortir, selon la stratégie de sécurité du maire, Louis Aliot.

Louis Aliot, maire de Perpignan (Rassemblement national), a lancé ce 24 juillet un dispositif de lutte contre les nuisances et infractions “liées à la marginalité”.  Pour éliminer les incivilités subies par les citoyens en matière de “mendicité agressive” et la présence de “marginaux”, le premier magistrat, personnellement en charge de la sécurité, mobilise les policiers municipaux. Cette politique vise à “retrouver la quiétude” en appliquant réellement les arrêtés municipaux pris par l’ancienne majorité dirigée par Jean-Marc Pujol (Les Républicains), souvent stériles. Ces textes ont notamment concerné en 2010 la déambulation torse nu, tandis que des bancs étaient supprimés de la voie publique en 2015 pour dissuader les SDF d’y prendre leurs aises.


Quelles sont les infractions visées par Louis Aliot ?

Les comportements à bannir, selon l’engagement pris par Louis Aliot, sont la mendicité, la consommation d’alcool sur la voie publique, le regroupement d’individus “perturbateurs”, le dépôt sauvage d’ordures, la miction sur la voie publique les déjections canines, l’occupation abusive de l’espace public, les tenues jugés “indécentes”, les grillades et jeux de boules sur le domaine public, la divagation de chiens ou chats, la publique et la sollicitation de nettoyage de pare-brise près des feux tricolores.
La mairie se veut aussi indulgente en affirmant son souhait «d’accompagner socialement et avec humanité» les auteurs d’infractions lorsqu’ils sont «en difficulté». Le maire annonce une future structure dotée de “moyens supplémentaires” pour que les policiers municipaux signalent les “situations de détresse”  et orientent les personnes en souffrance vers les “services compétents et aux associations spécialisées”. Il s’agit ainsi “d’accompagner ces personnes fragiles”, outre rassurer les habitants inquiets, parfois molestés.