SOCIÉTÉ

Perpignan : le professeur Clua défend le retrait des requins qui mordent l’Homme

Une approche soutenue par une partie de la communauté scientifique

Le professeur ranime un requin tigre dans les Îles Chesterfield, en 2009 © Eric Clua
Le professeur ranime un requin tigre dans les Îles Chesterfield, en 2009 © Eric Clua

Eric Clua, scientifique en poste à l’Université de Perpignan, est reconnu pour sa proposition de suppression sélective des requins qui mordent l’Homme.

Quel est l’avenir des requins qui mordent l’Homme ? Cette question trouve sa réponse avec Eric Clua, professeur à l’Université de Perpignan Via Domitia  (UPVD) et à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes de Paris. Ce spécialiste mondial des requins publie un article scientifique qui défend un “retrait très sélectif des requins dont on aurait la preuve qu’ils ont effectivement mordu l’Homme”, précise le campus du Roussillon. Son approche, comparable celles employées les tigres en Inde et les lions en Afrique, permettrait de protéger globalement la population de requins, car certains sont “inutilement tués” en raison du danger qu’ils représentent. Eric Clua, en poste au Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE) de l’UPVD, prône une méthode éco-responsable, afin que ces requins inoffensifs soient préservés, tandis que les plus agressifs envers l’Homme seraient extraits des eaux.


Il a fini par convaincre les milieux scientifiques

Eric Clua propose un profilage génétique individuel des requins, avec le soutien de trois grands scientifiques : le généticien français Serge Planes (CNRS), le Norvégien John Linnell (NIWA), spécialiste des conflits Homme-faune sauvage, et l’Américain Carl Meyer (Université de Hawaii), spécialiste du comportement des grands requins. L’article, publié récemment par le Journal of Ocean and Coastal Management, diffusé par l’éditeur néerlandais Elsevier), assoit cette vision, longtemps jugée irréaliste.