ENVIRONNEMENT

Le mérou revient en force sur la Côte vermeille

Son nombre explose dans la réserve de Cerbère-Banyuls

Spécimen de Mérou © Albert Kok
Spécimen de Mérou © Albert Kok

Le mérou, menacé de disparition en 1980, se multiplie fortement sur la Côte vermeille grâce aux mesures de préservation.

On compte actuellement 600 spécimens de mérous dans le secteur côtier de Cerbère et Banyuls-sur-mer, contre seulement une dizaine dans la décennie 1980. Cette population regagne de l’importance, après avoir été identifiée au nombre de 190 spécimens en 2001, 202 en 2006, 363 en 2011, 430 en 2014 et 608 en 2017. Ce constat positif révèle un regain des équilibres de l’écosystème maritime de la Côte vermeille. Il est effectué par la Réserve naturelle marine Banyuls-Cerbère, établie en 1974. Le mérou se rétablit grâce à ce site protégé.


“Une espèce facile à pêcher et bonne à manger”

Pour Frédéric Cadène, conservateur de la réserve, placée sous la gestion du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, le mérou est « une espèce qui était véritablement menacée de disparition, tout simplement parce qu’elle est facile à pêcher, et bonne à manger (...) Le mérou est en haut de la chaîne alimentaire, donc si pour lui cela évolue positivement, cela signifie que tout ce qui est en dessous de lui se porte bien, c’est un excellent indicateur pour nous ». En 2019, l’organisme américain Marine Conservation Institute a attribué à la réserve de la marenda le statut de « Refuge mondial pour la mer ».