POLITIQUE

A Perpignan, la CGT fait le lien entre Louis Aliot et George Floyd

Prise de position contre l’extrême droite à l’approche des municipales

© STRINGER
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Le CGT établit un amalgame entre le drame George Floyd et la politique de Louis Aliot, possible futur maire de Perpignan.

La CGT s’immisce dans les élections municipales de Perpignan en invitant les volontaires à “Préparer la résistance”, dans un communiqué du 16 juin. Le syndicat estime qu’une “mairie Aliot” serait un “tremplin pour le RN (Rassemblement national) au niveau national” et constituerait un laboratoire pour la politique “ultraréactionnaire, antipopulaire” du parti de Marine le Pen. La CGT dénonce une ”politique antisyndicale et antisociale, raciste et autoritaire” du RN en faisant le rapprochement avec la ville de Béziers, gérée par le maire Robert Ménard, soutenu par l’extrême droite et fidèle appui de Louis Aliot. Le syndicat cite une politique d’« attaques contre la culture et les associations », le « contrôle de la population », la « stigmatisation des élèves supposés musulmans » ainsi qu’une police municipale « dont les méthodes ont été révélées récemment à l’occasion de la mort de Mohamed Gabsi, lors d’un contrôle policier pendant le couvre-feu instauré par la ville, dans des circonstances qui rappellent celle de George Floyd ». Dans la nuit du 8 au 9 avril, Mohamed Gabsi, 33 ans, a été contrôlé par trois policiers municipaux biterrois. Un agent se serait assis sur lui pour l’immobiliser, avant son décès peu après, malgré une tentative de réanimation.


Une réunion de rue le 28 juin, après la victoire de Louis Aliot ?

La CGT invite ses fidèles à se « préparer dès maintenant au pire », à se « préparer à résister, à défendre les droits démocratiques et sociaux, les droits d’expression et de manifestation, défendre les sans-papiers et les habitants des quartiers populaires ». En cas de victoire de Louis Aliot, elle convoque une « réunion unitaire » dans la rue, le 28 juin au soir, pour « affronter le jour d’après ».