SOCIÉTÉ

Craintes sur l’enseignement en catalan à Perpignan

L’association Aplec redoute la victoire de Louis Aliot et Jean-Marc Pujol

© Association Aplec
© Association Aplec

Les deux candidats du second tour des municipales de Perpignan sont indifférents à la langue catalane. L’association Aplec s’en émeut.

La politique du futur maire de Perpignan inquiète l’Association pour l’Enseignement du Catalan (Aplec). Cette structure s’interroge, par communiqué du 14 juin, sur “l’absence de propositions en faveur du catalan de la part des candidats” restés en course pour le second tour du 28 juin, le sortant Jean-Marc Pujol (Les Républicains) et le favori Louis Aliot (Rassemblement national). L’Aplec affirme que “de nombreux électeurs et électrices” expriment “leurs plus grandes inquiétudes” sur l’accompagnement de la langue du territoire, en dépit d’une forte demande sociale. 76 % des Perpignanais sont favorables à l’enseignement du catalan et ”72 % au bilinguisme en catalan à l’école et dans la vie publique, 70 % au bilinguisme catalan dans la vie publique”, affirme l’association.


15 questions pour le catalan, boudées par Pujol et Aliot

Le 6 janvier, l’Aplec a adressé “15 mesures pour le catalan à Perpignan” aux candidats  déclarés au premier tour des élections municipales. L’association regrettait la politique “franche et claire en faveur du développement de l’enseignement et de la diffusion du catalan”, associée aux mandats de l’ancien maire centriste Jean-Paul Alduy, en poste de 1993 à 2009. Parmi les actions contenues dans ce questionnaire figurait une enquête auprès des parents sur l’enseignement bilingue, un service municipal de la langue catalane, le retour du catalan dans les parcmètres, ou encore l’achèvement de la pose des plaques de noms de rues et des panneaux directionnels en catalan.