POLITIQUE

Perpignan: le Parti de Gauche défend l’«écosocialisme» contre la crise sanitaire

Prise de position du parti de Jean-Luc Mélenchon

Catherine David et Mickaël Idrac, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales © PG 66
Catherine David et Mickaël Idrac, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales © PG 66

Le lien entre mondialisation et Covid-19 inspire le Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales, qui dénonce une “dépendance des peuples”.

Le déconfinement consécutif au pic de la crise du Covid-19 inspire une proposition au Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales : “L’écosocialisme, antidote à la crise sanitaire”, affirme un communiqué du 16 mai, transmis par la formation de Jean-Luc Mélenchon. Catherine David et Mickaël Idrac, co-secrétaires départementaux du parti, constatent que la pandémie a des “causes systémiques” qui “tiennent pour partie à des raisons d’organisation économique du monde”, la mondialisation diffusant “presque instantanément la crise sanitaire”.


“Délocaliser les industries médicamenteuses rend impossible une réponse”

Ce “grand déménagement du monde accroît la dépendance des peuples, tandis que les profits se concentrent dans une part de plus en plus restreinte d’oligarques”, regrettent les signataires, qui abordent la question de la souveraineté industrielle : “délocaliser les industries médicamenteuses et la production de masques aux quatre coins du monde rend impossible une réponse en cas de crise globale”. Cette solution, sans visée ni prisme territoriale propre aux Pyrénées-Orientales, est l’écosocialisme, illustré par une “planification” et une “entraide internationale”, souligne le PG 66, qui se défend de tout nationalisme français : l’ensemble s’inscrit dans une démarche ouverte, “loin d’un repli sur soi”.