POLITIQUE

Louis Aliot défend l’hydroxychloroquine contre le Covid-190 à Perpignan

Le candidat d’extrême droite aux municipales invite le maire à adopter ce traitement

Louis Aliot, votant à Perpignan le dimanche 15 mars 2020 © AP
Louis Aliot, votant à Perpignan le dimanche 15 mars 2020 © AP

En guise de traitement d’urgence contre le Coronavirus, Marseille et Nice ont adopté l’hydroxychloroquine. A Perpignan, le député Louis Aliot demande ce même traitement pour la population.

Parmi les tentatives de traitement contre Coronavirus, une solution développée par le professeur Didier Raoult fait ses preuves. Ce traitement à l'hydroxychloroquine donne des essais cliniques concluants certifiés par ce praticien, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection, basée à Marseille. A Perpignan, où 5 personnes sont décédées après avoir contracté le virus mondial, dont 4 membres de la communauté gitane, le candidat d’extrême droite aux municipales Louis Aliot soutien cette option, dans un élan anti-jacobin, sans attendre l’injonction parisienne : “Plusieurs CHU (ndlr – Centres hospitaliers universitaires ) de France et plusieurs autorités ont décidé d’utiliser ce traitement immédiatement”, affirme le député des Pyrénées-Orientales, en référence à Marseille et à Nice, dans un communiqué de ce 23 mars. Il demande au maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, et au centre hospitalier de la ville, de suivre cet exemple : « A l’image du Maire de Nice, il serait bon que le maire de Perpignan et les hospitaliers demandent à utiliser l’hydroxychloroquine pour les cas détectés », recommande le titulaire de 35,65% au premier tour des élections municipales, qui s’est tenu le 15 mars.


Une méthode regardée avec défiance par la France

Le scientifique Didier Raoult, spécialiste en maladies infectieuses, a démontré qu’après six jours de traitement par hydroxychloroquine, la charge virale de 75% des patients est négative. Ceux-ci sont alors guéris du virus, tandis que les 25% restants ne présentent par l’état sanitaire grave. Ce traitement expérimenté en Chine est un antipaludéen envisagé avec défiance par la France en raison d’un manque de recul d’expérimentation.