SOCIÉTÉ, ENVIRONNEMENT

Il n’y a pas d’araignées veuves noires en Pays Catalan

Un habitant de Ste-Marie a été piqué par une araignée cousine, le 28 février

Spécimen de Latrodectus mactans / © Markus Oulehla / CC
Spécimen de Latrodectus mactans / © Markus Oulehla / CC

Fin février, une araignée “veuve noire” a piqué un habitant de Sainte-Marie-le-Mer. La scientifique Christine Rollarda affirme qu’il s’est agi d’une araignée veuve noire méditerranéenne, non américaine.

Un habitant de Sainte-Marie-la-mer, en plaine côtière du Roussillon, aurait subi à son domicile la piqûre d’une araignée veuve noire, de terrible renommée, le 28 février. Cet homme a été visé au tibia lors de son repas du soir, selon le quotidien l’Indépendant de Perpignan. La veuve noire, “Latrodectus mactans”, répandue aux USA et au Mexique, possède un puissant venin qui provoque de la fièvre. Le sujet de la Côte radieuse a subi cet effet, avant d’être hospitalisé. Mais selon la biologiste Christine Rollard, interrogée dans le magazine Science et Vie du 10 mars, il s'agit probablement d’une veuve noire méditerranéenne, dite “Latrodectus tredecimguttatus”, et non d’une américaine, jamais identifiée en territoire français. D’après la scientifique, rattachée au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, les deux espèces étant identiques, une confusion a été faite.


Une espèce redoutable, mais non mortelle

A la faveur de la mondialisation des échanges qui a propagé le gecko et le moustique tigre, la “Latrodectus mactans” est arrivée à Hawaï, à Cuba et sur d’autres points du globe. Cette araignée au venin toxique, 15 fois plus violent que celui du serpent à sonnettes, peut provoquer des sueurs froides, de la transpiration, une variation de la température et de la pression artérielle, ou encore des maux de tête et des contraction musculaires, notamment faciales. Cependant, les cas mortels sont très rares.