POLITIQUE

Le syndicat SUD dénonce un prosélytisme partisan à la mairie de Perpignan

Les agents municipaux sont pourtant tenus de rester neutres

Le syndicat SUD dénonce un prosélytisme partisan à la mairie de Perpignan
Le syndicat SUD dénonce un prosélytisme partisan à la mairie de Perpignan

Après avoir observé des prises de position politiques exprimées ouvertement par des agents de la mairie de Perpignan, le syndicat SUDCT66 rappelle les rudiments du droit de réserve.

L’union syndicale SUD Solidaires Collectivités territoriales des Pyrénées-Orientales (SUDCT66) s’interroge sur les élections municipales à Perpignan. Dans la communication adressée à ses membres ce mercredi 4 mars, elle s’inquiète du « bon usage des réseaux sociaux pour les fonctionnaires en période électorale ». En effet, des irrégularités sont identifiées à la mairie, bien que le Directeur général des Services ait rappelé les règles, dans une note interne du 3 octobre 2019. Son message rappelait que l’obligation de réserve “impose aux agents, même en dehors de leur service, de s’exprimer avec une certaine retenue”.


Allusion directe au candidat Jean-Marc Pujol

Alors que la campagne officielle pour les élections municipales a débuté lundi 2 mars « certains de nos collègues s’affichent sur les réseaux sociaux avec de jolies photos de profil et/ou  prennent délibérément position », dénonce le syndicat, qui illustre son propos par une image de la campagne du maire sortant, Jean-Marc Pujol. Fonctionnaires ou contractuels, les agents municipaux doivent observer la neutralité, mais cette contrainte déontologique est ostensiblement bafouée, notamment par l’intermédiaire du réseau Facebook.