POLITIQUE

Perpignan municipales: la France Insoumise dénonce des «crapuleries» dans le camp Langevine

La France Insoumise accuse son dissident P. Assens d’une fausse rumeur

Philippe Assens, membre de la liste socialiste et écologiste aux municipales de Perpignan / APA
Philippe Assens, membre de la liste socialiste et écologiste aux municipales de Perpignan / APA

Vers les élections municipales de mars, le camp d’extrême gauche et celui de la gauche socialistes ne sont pas d’accord à Perpignan. La France Insoumise dénonce son dissident Philippe Assens, rallié à la candidature de l’écologiste Agnès Langevine.

Dans l’enchevêtrement de couleurs et de parcours politiques illustrant les élections municipales de Perpignan, la gauche n’est pas unie. La France Insoumise (LFI) n’apprécie pas la dissidence de Philippe Assens, exclu de ce parti qu’il a représenté aux législatives de 2017. Cet ingénieur agronome de 47 ans, numéro 4 sur la liste de la vice-présidente de la région Occitanie, Agnès Langevine, est accusé de mensonge par Francis Daspe, animateur de « groupe d’action » de LFI, selon un communiqué du 12 février. F. Daspe, spécialiste des questions éducatives auprès de Jean-Luc Mélenchon, croit savoir que P. Assens est l’auteur d’une rumeur de visite à Perpignan du député médiatique François Ruffin, membre de LFI, en, soutien à A. Langevine. Or, LFI soutient « pleinement et exclusivement la liste citoyenne « L’Alternative ! », concurrente de celle de la gauche institutionnelle. P. Assens ayant diffusé sur Facebook une photographie le montrant aux côtés de F. Ruffin, dans le quartier Saint-Jacques, F. Daspe évoque une « crapulerie », car le cliché a été pris il y a un an. Il estime que les récents remous communautaire au sein du quartier sont mis à profit, en toile de fond de cette habile rediffusion, comme si François Ruffin était « venu à Perpignan exprès pour cela au cours des derniers jours ».