SOCIÉTÉ

La surpopulation monte à 247% à la prison de Perpignan

Chiffres communiqués le 5 février par le syndicat UFAP/UNSA

Centre pénitentiaire de Perpignan © UFAP/UNSA
Centre pénitentiaire de Perpignan © UFAP/UNSA

Détenus en surnombre ou dormant à même le sol et tensions liées... la situation quotidienne au centre pénitentiaire de Perpignan présente des chiffres alarmants.

Le syndicat pénitentiaire UFAP / UNSA a communiqué en temps réel, mercredi 5 février, un état des lieux de la prison de Perpignan. Les chiffres les plus actuels signalent ainsi la présence de 260 détenus, pour une capacité officielle de 105 places. A la maison d'arrêt réservée aux femmes, on dénombre 56 détenues pour 28 places, soit un taux de surpopulation de 200%. Le quartier réservé aux mineurs abrite 13 détenus pour 12 places et le quartier des nouveaux entrants en comporte 50 détenus, pour 17 places, dont 5 placés dans la cellule pour personnes handicapées, qui disposant de 2 places. Le syndicat dénonce enfin la présence de 88 détenus hommes et 5 détenues femmes dormant au sol. Le responsable du bureau territorial, Pierre Grousset, dénonce une « surpopulation non  maîtrisée ». Ce surnombre représente 247%, contre 234% en avril 2019, selon nos calculs. A moyen terme, cette problématique ancienne doit être solutionnée par l’ouverture d’un nouveau centre pénitentiaire, à Rivesaltes, à l’horizon 2022.