POLITIQUE

A peine 10% de femmes maires dans les Pyrénées-Orientales

Les exceptions sont au Soler, à Mont-Louis ou Saint-Hippolyte

Armelle Revel Fourcade, maire du Soler, Roussillon, depuis 2017 © Les Républicains 66
Armelle Revel Fourcade, maire du Soler, Roussillon, depuis 2017 © Les Républicains 66

La loi impose une proportion égale de femmes dans les conseils municipaux, mais  les hommes prennent le plus souvent la tête des listes. Seulement 10% des maires du Pays Catalan sont des femmes. 

La gent féminine est présente au sein des conseils municipaux des Pyrénées-Orientales, mais rarement en tête de liste. De a sorte, Perpignan n’a jamais encore eu de maire femme, pas plus que Prades, Céret, Argelès-sur-Mer ou Font-Romeu, à l’inverse de Canet-en-Roussillon, Le Barcarès, Lamanère, Mont-Louis, Salses ou Saint-Hippolyte. Le territoire compte ainsi 10% de femmes maires depuis les élections municipales de 2014, le plus souvent dans des petites comumnes, contre 16% en France.


35% de conseillères municipales dans certains villages

Si  la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999 stipulent que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives », la loi du 6 juin 2000 porte « obligation de présenter un nombre égal de femmes et d’hommes lors des scrutins de liste ». Le scrutin de mars 2020 est l’occasion de candidatures féminines dans nombre de communes, dont Bages et Perpignan, avec des possibilité de victoire contrastées.
En France, l’Insee constate que dans les communes de moins de 1 000 habitants, où la loi n’oblige pas à la parité, la part de femmes est de 35 %, contre 40% en règle générale.