ECONOMIE

Une appli pour recruter vite des remplaçants dans les cliniques Elsan de Cabestany et Perpignan

La solution «MedGo» informe les personnes disponibles en temps réel

© PharmaAkademie / CC
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Les cliniques Médipôle et Notre Dame d’Espérance, à Cabestany et Perpignan, utilisent une appli pour remplacer rapidement leur personnel absent. Cette formule élimine toute rupture parmi les tâches au service des patients.

Une avancée technologique au service de la santé est en marche en Pays Catalan. Cette solution conçue par l’entreprise parisienne MedGo assouplit le remplacement du personnel absent car elle économise les appels téléphoniques et le temps, pour une équité supérieure dans la proposition des missions. Lancée en février 2017, elle est déjà appliquée dans plus de 1000 hôpitaux, cliniques et maisons de retraite (EHPAD, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) du territoire français. A Perpignan, la clinique Elsan Polyclinique Méditerranée (« Notre Dame d’Espérance » jusqu’en juillet dernier) a adopté récemment cette approche. A Cabestany, Médipôle Saint-Roch, qui utilise l’appli depuis novembre 2018, y a déjà posté plus d’un millier de missions. Chaque établissement diffuse en quelques secondes un besoin auprès de son réseau de remplaçants disponibles. Ceux-ci peuvent répondre immédiatement, sur la base du volontariat. Les cadres, informés en temps réel, organisent mieux les tâches, sans rupture de service auprès des patients. Il s'agit d’une « révolution pour les ressources humaines dans la santé puisque la gestion des remplacements peut être anticipée et la qualité du personnel disponible est améliorée », nous signale le groupe Elsan, deuxième opérateur de santé privé en France.


300 soignants sont inscrits à Médipôle

L’entreprise qui a développé cette appli a été partiellement financés par l'homme d'affaires français, Xavier Niel, fondateur de l’opérateur Free. Les cliniques des Pyrénées-Orientales qui utilisent cette solution « se réjouissent des bénéfices obtenus ». Les détracteurs de ce procédé dénoncent une gestion au profit des vacataires et au détriment des agents en poste, auxquels les heures supplémentaires seraient stratégiquement évitées. L’information des besoins est cependant diffusée auprès de tous au même instant. Un total de 300 soignants, salariés ou non, est concerné à la Polyclinique Médipôle Saint-Roch.