ECONOMIE

Dopage: contrôlée positive à l’EPO de retour de Font-Romeu

L’athlète Ophélie Claude-Boxberger préparait en Cerdagne le championnat du monde

Ophélie Claude-Boxberger / OPIC
Ophélie Claude-Boxberger / OPIC

L’athlète Ophélie Claude-Boxberger a été détectée positive à l’EPO à son retour d’entraînement de Font-Romeu. Cette championne est visée par une enquête préliminaire, comme le médecin de la Fédération française d'athlétisme.

Nouvelle illustration des relations troubles entre le sport d’élite et les substances illicites, une enquête préliminaire a été ouverte le 14 octobre par le parquet de Paris après le contrôle positif de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger. Le 18 septembre, cette spécialiste du demi-fond, quintuple championne de France en 1500 m et 3000 m “steeple” (demi-fond avec obstacles) a été détectée positive à l'EPO alors que cette sportive rentrait de stage à Font-Romeu, en Pays Catalan. Ophélie Claude-Boxberger, qui se préparait en Cerdagne à participer aux championnats du monde de Doha, n’est pas la seule visée. Le medécin de la Fédération française d’athlétisme, Jean-Michel Serra, est également concerné. Suite à cette information révélée le 5 novembre, l’intéressée a déclaré samedi 23 novembre “Il y a des choses pour me défendre”,  dans cette affaire qui est "en train de détruire une vie", sans autre précision.


L'Agence française de lutte contre le dopage velile

Cette nouvelle affaire de dopage sème le doute que l’éthique en vigueur dans les murs du Centre National d'Entraînement en Altitude de Font-Romeu, brandi comme « véritable référence mondiale de l'entraînement en altitude ». L’enquête, qui fait allusion à une « infraction à la législation sur le dopage », est placée sous la responsabilité des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique. A l’origine, cette affaire embarrassante est le fruit de la vigilance de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).