POLITIQUE

Parité dans les mairies : 43 % de femmes en Pays Catalan

La présence de la gent féminine progresse, mais rarement en tête de liste

Madeleine Garcia-Vidal, maire de Saint-Hippolyte, Armelle Revel-Fourcade, maire du Soler © Mairie de Saint-Hippolyte, Mairie du Soler
Madeleine Garcia-Vidal, maire de Saint-Hippolyte, Armelle Revel-Fourcade, maire du Soler © Mairie de Saint-Hippolyte, Mairie du Soler

Le temps et la loi font augmenter la place des femmes dans les conseils municipaux. La gent féminine est présente à hauteur de 43,1% dans les Pyrénées-Orientales, 33,1% dans le Cantal, 48% dans les Bouches-du-Rhône.

Les élections municipales de mars 2020 seront l’occasion de faire évoluer la présence des femmes dans les mairies du Pays Catalan. A titre illustratif, les villes de Perpignan Prades, Thuir ou Céret et l’écrasante majorité des 226 communes n'ont jamais connu de maires femmes. La plupart du temps, la gent féminine ne figure d’ailleurs pas en tête de liste, mais en deuxième position, à la faveur de l’obligation. Dans l’actualité, le territoire compte 43,1% de personnes de sexe féminin au sein des conseils municipaux. Cette proportion, nettement supérieure à celles des années 1970 ou 1980, est l’un des fruits de l’obligation législative. En matière de parité, la loi du 31 janvier 2007 tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives a renforcé la parité dans les communes de 3 500 habitants et plus. La loi du 17 mai 2013 a abaissé ce seuil à 1000 habitants. Cette équité entre les hommes et les femmes vise aussi les intercommunalités, dont la Métropole Perpignan Méditerranée.


Plus de femmes que d'hommes aux commandes à Paris

A titre de comparaison, les Pyrénées-Orientales se situent en bonne place dans l’ensemble des départements français. La part des femmes dans les conseils municipaux représente 39% dans l’Aude et 38% dans l’Ariège, mais seulement 33,1% dans le Cantal. La ville de Paris détient le record national, à 50,3 à faveur des femmes, contre 48% dans les Bouches-du-Rhône et 48,4% dans les Hauts-de-Seine. Ces données ont été produites en 2018 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).