ENVIRONNEMENT

Perpignan: la préfecture dénonce un bluff aux serres photovoltaïques

La préfecture des Pyrénées-Orientales observe une duperie entre la production photovoltaïque théoriquement associée à l’agriculture. Dans près de deux tiers des cas, rien ne pousse sous ces serres solaires.

Couverture photovoltaïque © CBG
Couverture photovoltaïque © CBG

Près de 70% des toitures solaires n’abritent aucune exploitation agricole

Depuis quelques années, les couvertures photovoltaïques de grandes dimensions se multiplient sur les parcelles agricoles des Pyrénées-Orientales, particulièrement en Roussillon. A Trouillas, Alénya, Perpignan ou Thuir, ces systèmes de production d’énergie propre sont tenus d’accompagner une production issue de la terre, dans le cadre d’une complémentarité. Cependant, selon une étude effectuée en 2018 par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), rattachée à la préfecture du territoire, près de deux tiers des zones de panneaux ne couvrent aucune production agricole. Ce rapport révélé en début de mois concerne 38 exemples, pour une surface inexploitée de 180 hectares. Depuis, de nouvelles toitures du genre sont apparues, portant le parc à près d’une cinquantaine.


Un non-respect de la vocation des toitures solaire

A la source, le financement de ces systèmes intelligents est assuré par les entreprises de production énergétique, en accord avec les propriétaires. Le demandeur revend l'énergie selon un barème tarifaire établi par l’Etat. L’astuce consistant à développer ce type de micro-centrales constitue un non-respect de leur vocation. Dans certaines situations, ces toitures solaires obéissent partiellement au principe établi, en abritant une activité agricole purement symbolique.