SOCIÉTÉ

Des services toujours aussi secrets à Saint-Laurent de la Salanque

Un site militaire directement relié à la direction centrale de la DGSE

© OVS
© OVS

Dans le cadre de la surveillance accrue du territoire national, le centre d'écoute de Saint-Laurent de la Salanque semble faire évoluer son espionnage vers Internet et les réseaux sociaux. Mais aucune information tangible n’est accessible à propos de cette zone militaire entourée de murs dotés de barbelés.

Les grandes oreilles situées près de l'étang de Salses, à Saint-Laurent de la Salanque, conservent toute leur discrétion. Cette base secrète, incluse dans le réseau de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), elle-même rattachée au ministère de la défense, a sa part de mystère. Citée brièvement au Journal Officiel de la République Française en 1995, cette station d’écoute et d’espionnage est un outil militaire de premier plan, entouré de murs sans visibilité, et de barbelés. Spécialisée dans le "Renseignement d'origine électromagnétique" (ROEM), elle répond aux exigences croissantes de sécurité dans le domaine des communications de tous types. Sa vingtaine d'antennes dites «parapluie», d’environ quatre mètres de haut, surveille les télécommunications de l'Etat algérien. Mais son activité semble viser aussi le contrôle des SMS, e-mails, messages par satellite et téléphone mobile, flux Internet et fax. Les technologies employées par cet espace confidentiel rivalisent d’ingéniosité avec celles des services américains et israéliens.


Un «big brother» isolé, tout proche de l'étang de Salses

Isolé, sans interférences, le centre de « radiogoniométrie » de Saint-Laurent de la Salanque, réputé très performant, fait partie d’un réseau de stations surnommé "Frenchelon", directement relié à au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), à Paris et à la Direction du renseignement militaire (DRM). Sa gigantesque et systématique collecte de données  inclurait même les connexions aux réseaux Facebook, Instagram et Twitter, qui sont stockées pendant des années. L’article que vous parcourez est probablement enregistré par ce grand scanner invité à épouser les différents modes de communication, dans une quête permanente de sûreté.