POLITIQUE

Romain Grau veut en finir avec «l’opacité» de la mairie de Perpignan

Le candidat centriste fustige le clientélisme et le favoritisme

Romain Grau, candidat aux élections municipales perpignanaises de 2020 © RGC
Romain Grau, candidat aux élections municipales perpignanaises de 2020 © RGC

Changer le mode de gouvernance de la Ville de Perpignan est le projet de Romain Grau, candidat aux élections municipales de 2020. Le parlementaire centriste souhaite diminuer le train de vie réservé au maire et installer des outils de contrôle de l’action municipale.

Vers les élections municipales de Perpignan, le candidat Romain Grau souhaite aérer les pratiques en vigueur à l’Hôtel de Ville. Il serait nécessaire d’« ouvrir grand les portes et fenêtres de la mairie » face à« l’opacité actuelle », estime le centriste de 45 ans, dans un communiqué en date de ce vendredi 18 octobre. Le député de la République en Marche, soutenu par le Modem et l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) multiplie les ateliers thématiques dans le but de tester des idées et d’en rassembler de nouvelles. Le dernier, consacré à la transparence et à la gouvernance de la ville, lui fait dire que l’élu « doit devenir un individu comme les autres, sans "passes-droits" ni avantages ». Sans les nommer, il vise le favoritisme, le copinage et le clientélisme, piliers de l’électoralisme perpignanais.


Changer les vieilles pratiques, en douceur...

Ni frondeur, ni révolutionnaire,  Romain Grau souhaite imprimer un style plus limpide, en diffusant les conseils municipaux sur Internet et en freinant l’absentéisme de certains conseillers municipaux de Perpignan. Un conseil de citoyens tirés au sort serait chargé de contrôler l’action municipales et l’opposition serait plus écoutée, selon le voeu formulé par le parlementaire. L’attribution des logements sociaux et les moyens alloués au cabinet du maire seraient plus rigoureux selon ce souhait, qui inclut la suppression du poste de chauffeur personnel du maire. La tête de liste de l’offre politique « Mettons Perpignan en marche » nourrit son discours d’« éthique », de « plus de morale et de déontologie », ou encore de « considération », pour « changer l'image de Perpignan ».