SOCIÉTÉ

9 radars sur 27 fonctionnent en Pays Catalan

Les futurs dispositifs détecteront les téléphones au volant

Le préfet reporte le retour des radars sur les routes ou 1 tiers de radars sont kaput
Le préfet reporte le retour des radars sur les routes ou 1 tiers de radars sont kaput

Sur un parc de 27 radars, 9 sont en état de marche sur les routes des Pyrénées-Orientales. A Perpignan, la préfecture reporte l’installation des nouveaux systèmes « tourelle » par crainte de nouvelles destructions par les Gilets jaunes.

En novembre 2018, l’intégralité du parc de radars routiers des Pyrénées-Orientales avait été rendu inopérant par le mouvement des Gilets jaunes. Certains ont été tout bonnement enlevés de leur emplacement. Onze mois plus tard, le nombre de systèmes de contrôle dégradés représente les deux tiers, selon l’aveu formulé mercredi 9 octobre par le préfet du territoire, Philippe Chopin. Seulement 9 radars fonctionne donc sur 27, dans l’attente du remplacement des appareils détruits ou endommagés. Mais cette étape interviendra plus tard que prévu, car les services de l’Etat en Pays Catalan redoutent un regain du mouvement de protestation contre les taxations.


Les futurs radars seront sans pitié

Courant 2020, les grands axes routiers du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Fenouillèdes et de Cerdagne recevront de nouveaux automates, qui sanctionneront les automobilistes en infraction. Ces dispositifs dits « tourelle » coûtent 120 000 euros l’unité, contre 45 000 euros pour les modèles actuels. Ils sont déjà installés dans certains régions de France, mais ne fonctionnent pas, pour ne pas agacer les Gilets jaunes. Ces radars « tourelle Mesta Fusion », au nombre de 1 200 à la fin de l’année prochaine en France, ont une portée de plus de 100 m et n'émettent pas de flashs visibles. Leur cabine située à 4 mètres du sol abrite plusieurs systèmes de prise de vue et une antenne radar dite « doppler large champ », deux autres systèmes de prises de vue, photo et vidéo, ainsi qu’un logiciel de gestion des infractions. La technologie Nikon est embarqué sur ces outils d’observation employés à la détection des excès de vitesse, du franchissement des feux rouges. Mais surtout, la fenêtre du bas héberge un module vidéo traquant le port de la ceinture, l’usage du téléphone au volant, etc. Pour que la politique de sécurité routière gouvernementale soit plus efficace, des cabines factices seront disposées le long de certaines routes. Ces radars leurres seront vides, mais comparables aux radars réels. Ils représenteront 84 % du parc et seront permutés régulièrement avec les vrais.