POLITIQUE

Perpignan : le FN Louis Aliot accuse Jean-Paul Alduy de "parcage" des populations

Marie-Thérèse Fesenbeck et Louis Aliot, élus FN à Perpignan - Perpignan, 13 novembre 2008
Marie-Thérèse Fesenbeck et Louis Aliot, élus FN à Perpignan - Perpignan, 13 novembre 2008
Parti en campagne dès le mois dernier à Perpignan, le candidat FN Louis Aliot s’en est pris jeudi à la gestion du maire en lançant en conférence de presse « Perpignan est un bon laboratoire de la politique de Sarkozy ». En référence au regroupement de populations de culture commune, l’élu a fustigé une « politique du parcage », notamment au quartier Saint-Jacques, que le maire considèrerait « le quartier à vie des Gitans ». Ainsi, au risque de dérouter l’électorat traditionnel de son parti, le Secrétaire général du FN évite la stratégie du « tous pourris », peut-être trop prévisible dans le contexte de démêlés judiciaires affectant autant le PS départemental que la Maison Alduy dans l’affaire dite de la « chaussette » de Perpignan. Entendant capitaliser ses 10.42% du second tour de mars 2008, le président du groupe de deux élus « Perpignan Ville libre », candidat aux élections européennes de juin 2009 dont il devrait tirer un bénéfice de notoriété, pourrait bien cibler les électorats « parqués », Maghrébins et Gitans, sollicités par toutes les parties. De nouvelles élections municipales sont possibles à Perpignan en cas de rejet, par le Conseil d’Etat, d’un appel du maire Jean-Paul Alduy, dont l’élection a été invalidée le 7 octobre par le Tribunal Administratif de Montpellier.