SOCIÉTÉ

La préfecture de Perpignan instaure le risque tsunami

Un séisme au Maghreb inonderait une partie du Roussillon 1h à 1h30 plus tard

Tsunami à Miyako, région d'Iwate, Japon, 11 mars 2011 / DREAL
Tsunami à Miyako, région d'Iwate, Japon, 11 mars 2011 / DREAL

Pour la première fois, l’Etat se saisit de l’éventualité d’un tsunami en Pays Catalan. Cette éventualité s’ajoute aux risques habituels envers les avalanches, les inondations pluviales et les incendies.

La préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, a officialisé lundi 1er octobre une mesure nouvelle concernant les catastrophes naturelles. Cette avancée, qui figure parmi les risques naturels envisagés, concerne les tsunamis. Elle s’ajoute aux risques classiques, comme la neige abondante en plaine du Roussillon, les avalanches en montagne, les inondations et les incendies de forêt. A l’usage des collectivités territoriales, notamment les communes littorales, les services de l’Etat informent que l’arc méditerranéen « peut être confronté à des tsunamis provoqués par des séismes majeurs survenus au large des côtes françaises, italiennes et du Maghreb ». De Cerbère au Barcarès, les villes et villages s situés à moins de 5 mètres d’altitude pourraient être inondés. Leur zone à protéger avoisine 200 mètres au départ de la grève.


Les mairies doivent prendre en compte l'éventualité d'une vague géante

D’après les détails fournis par la préfecture, un tel phénomène causé par un tremblement de mer sur les côtes nord-africaines atteindrait le Roussillon en seulement 1h à 1h30. Pour être efficaces, les mairies doivent se préparer à l’évacuation des zones exposées et former du personnel. Leurs Plans Communaux de Sauvegarde doivent prendre en compte cette hypothèse de catastrophe. Désormais, des affiches ad hoc sont disponibles pour informer les habitants