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SOCIÉTÉ, CULTURE

Les 25 concurrents du Visa d’or 2019 du festival Visa pour l’Image

La Libye, le Yemen, la Russie, l’Italie sont évoqués cette année

La fin du califat, Irak, janvier 2017 © Ivor Prickett / The New York Times
La fin du califat, Irak, janvier 2017 © Ivor Prickett / The New York Times

La 31e édition du festival international Visa pour l'image, du 31 août au 15 septembre à Perpignan, fait un tour du monde des drames, étrangetés et autres situations périlleuses. Voici la liste intégrale des 25 nommés du rendez-vous du photojournalisme.

La prochaine édition du festival Visa pour l’Image de Perpignan, du 31 août au 15 septembre, présente sa présélection de 25 expositions. Leurs auteurs, en compétition, sont appelés à recevoir le Visa d’Or, prix suprême du rendez-vous international. Cette récompense comporte deux volets, le «Visa d’or Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée catégorie Magazine» et le « Visa d'or Paris Match News », remis les les 6 et 7 septembre. Une dotation de 8000 euros sera remise à chacun des gagnants.


La cause animale arrive en force dans le festival

Cette année, les expositions nommées sont « La face cachée du tourisme de la faune », de l’Américaine Kirsten Luce. Ce reportage effectué en Thaïlande donne à voir un macaque soumis aux exigences de spectacle de l’Homme. Dans « Heureux dénouement pour Gluay Hom l'éléphant », le même auteur évoque le zoo thaïlandais de Samutprakarn, où un éléphant d’Asie, avec patte cassée et plaies ouvertes à la tête, amuse le public. La même Kirsten Luce expose aussi « Un ours polaire et sa dresseuse Yulia Denisenko » : en Russie, le cirque des ours blancs semble être le seul au monde utilisant des ours polaires, muselés. Réalisée au Niger par le Français Pascal Maître, l’exposition « En route vers l'abattoir » montre les acheteurs conduisant dromadaires, moutons et chèvres à l’abattoir, avant la vente de la viande en boucheries.

L’ambiance des prisons italiennes, à Rome et à Naples

Pascal Maitre est également candidat avec « Sahel en danger, une bombe à retardement », qui souligne le danger auquel sont soumis les centaines de véhicules transportant de jeunes Nigériens et Africains de l’Ouest, à travers le désert du Ténéré, vers la Libye. Dans « A la douane », ce même photographe signe des images, encore au Niger, révélant l’importance du transfert de marchandises en tous genres. Le milieu carcéral sera présent au travers de l’Italien Valerio Bispuri, en immersion carcérale à Rome, dans « Prisonniers », puis à Naples, avec « Vétusté », où l’on observe une surpopulation explosive. L’évidence de ce phénomène à la prison de Perpignan sera naturellement écartée par le festival, prudent. Enfin, dans « A l'air libre », Valerio Bispuri évoque la mixité de la prison de Pérouse.

Migrants au Mexique et islamistes en perdition

Visa pour l’Image 2019 choisit aussi la pollution, avec « La lente agonie du lac Victoria », un reportage accompli en Ouganda par le Français Frédéric Noy. Ce même reporter raconte dans l’exposition « A l’affût » la petite pêche en Tanzanie, puis l’importance des jacinthes d'eau au Kenya, dans une série photographique du même nom.
Le Mexicain Guillermo Arias réserve trois expositions à Perpignan, toutes illustrant l’immigration dans son pays : «La caravane», « Court répit » et «Coup d'œil ». Dans ce tour du monde, le photographe irlandais Ivor Prickett suggère « La fin du califat », évocation de la dérive de l’Organisation Etat islamique, ou Daesh, en 2017 en Irak. Des scènes de combats sont à voir dans « Lance-roquette » et l'après-conflit se montre dans « La vie reprend ses cours », du même voyageur.

La guerre et ses corollaires, un classique du festival

Le forum de l’image perpignanais insiste sur les conflits armés en exposant « Une autre guerre civile en Libye », « Situation périlleuse », et « Affrontements », du Serbe Goran Tomasevic, abordant le Gouvernement d’union nationale (GNA). Son collègue Lorenzo Tugnoli concourt avec « Crise au Yémen », « Offensive en cours » et « Danger de mort », où la guerre provoque inquiétude, famine et déplacements de populations.

Les clichés présentés cette année à Visa pour l’Image ont été produits pour National Geographic, The Washington Post, le New York Times ainsi que les agences France Presse et Reuters. La plupart seront visibles au couvent des Minimes, en l'église des Dominicains, à l’atelier d’urbanisme, au cloître-cimetière Saint-Jean dit Campo Santo, de 10h à 20h. Les projections du soir seront retransmises au Théâtre d’ l’Archipel. Le principe de Visa pour l’Image reste la gratuité.