POLITIQUE

La gauche et la droite soutiennent Romain Grau

Malherbe, Calvet, Amiel, Soum... solidaires avec le député visé par les black blocs

Permanence de Romain Grau, Perpignan, samedi 27 juillet 2019 © Frédéric Lis
Permanence de Romain Grau, Perpignan, samedi 27 juillet 2019 © Frédéric Lis

Suite aux dégradations spectaculaires de la permanence parlementaire de Romain Grau (LREM) à Perpignan, les soutiens affluent, de gauche à droite.

Le vandalisme contre la permanence du député Romain Grau par des individus cagoulés, samedi 27 juillet lors d’une manifestation de Gilets jaunes à Perpignan, fait réagir à droite et à gauche. Cette action, perpétrée par un groupe de black blocks détaché du cortège, suscite un dépôt de plainte par le parlementaire, candidat aux élections municipales de 2020. La vidéo montrant des individus frappant les vitrines, notamment avec une raquette de tennis, puis tentant d’incendier l’intérieur, prouve l’intention.
Le sénateur des Pyrénées-Orientales François Calvet, membre des Républicains, déclarait trois heures plus tard « je condamne ces actes qui portent atteinte au fonctionnement de nos mandats parlementaires et à la démocratie ». L’ex-députée socialiste Renée Soum, figure de la gauche sous le premier mandat de François Mitterrand, évoque ce lundi 29 juillet un « acte de violence (...) inacceptable et ignoble », un « délit criminel, car l’acte perpétré a mis en danger non seulement sa vie mais aussi celle des habitants de l’immeuble ». L’ancienne parlementaire assure R. Grau de sa « solidarité amicale ». La présidente socialiste du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, signale « tout mouvement revendicatif doit se faire dans le respect des institutions républicaines et des personnes. J’adresse mon soutien à Romain Grau »


« Ils auraient pu choisir les urnes, ils ont choisi le feu »

Parmi les autres réactions, la référente départementale de la République en Marche dans les Pyrénées-Orientales, Frédérique Lis, évoquait dès les premiers instants l’antiparlementarisme d’extrême droite induit par les actions incriminées : « ils auraient pu choisir les urnes, ils ont choisi le feu ». Olivier Amiel, également velléitaire pour les municipales, estime de son côté que « le saccage d’une permanence électorale d’un député est grave car il s’agit d’une tentative d’intimidation d’un représentant de la nation ».

Alduy dénonce la complicité passive des Gilets jaunes

Jean-Paul Alduy, l’ancien maire de Perpignan et président de l’agglomération Perpignan Méditerranée, prend aussi position sur cette actualité brûlante. Dans une déclaration intitulée « Gilets jaunes ou chemises noires », en référence aux fascistes italiens, l’observateur avisé de la politique territoriale s’est interrogé, ce lundi 29 juillet : « ils n’ont pas hésité alors que le député était à l’intérieur, à verser de l’essence et y mettre le feu (...) Ils étaient une vingtaine en gilet jaune et trois ou quatre de noir vêtus (...) et personne de la manifestation n’est intervenu pour s’opposer ou pour le moins crier « Non ! Pas ça ! ».