SOCIÉTÉ, ECONOMIE

La ligne de train Perpignan-Villefranche, définitivement fermée?

Le trafic est stoppé depuis l’accident de Millas, fin 2017

Gare d'Ille-sur-Têt, sur la ligne Perpignan-Villefranche de Conflent © Roehrensee / CC BY-SA 3.0
Gare d'Ille-sur-Têt, sur la ligne Perpignan-Villefranche de Conflent © Roehrensee / CC BY-SA 3.0

L’association Train en Têt dénonce l’immobilisation de la ligne ferroviaire Perpignan-Villefranche-de-Conflent depuis l’accident de Millas, fin 2017. Elle suspecte l’Etat de souhaiter fermer cet axe non rentable.

A l’approche du 600e jour de fermeture de la ligne ferroviaire Perpignan-Villefranche de Conflent, le 5 août, l’association des usagers «Train en Têt» réclame la réouverture. Depuis l’accident survenu le 14 décembre 2017 au passage à niveau de Millas, coûtant la vie à 6 collégiens, la circulation des trains est suspendue sur cet axe déficitaire, qui relie les régions du Roussillon et du Conflent. Cette interruption «complètement inédite en France et probablement en Europe» est une «bizarrerie», affirme l’association dans un communiqué du 29 juillet. «Comment peut-on croire sérieusement que 18 mois après, les éléments matériels nécessaires à l’enquête ne soient pas relevés ?», insiste Train en Têt.


Une ligne enterrée suite au rapport “Spinetta” de 2018 ?

Selon le rapport du Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), dévoilé le 17 mai dernier, la SNCF n’est pas en cause dans le drame, fruit de l’erreur humaine. Depuis, le 15 juillet, quatre personnes sont mortes sur un passage à niveau entre Epernay et Reims, mais le service a été rétabli quatre jours plus tard. L’arrêt de la ligne des Pyrénées-Orientales, parallèlement au dépaysement de l’instruction à Marseille, suscite des inquiétudes. L’association soupçonne l’Etat de veut en finir avec la ligne, en accord avec le rapport Spinetta de février 2018, qui recommandait la fermeture de « petites lignes ».