POLITIQUE

A Perpignan, le PS Claude Cansouline, "écoeuré", monterait sa liste

Claude Cansouline
Claude Cansouline
Dans l'éventualité de l'annulation par le Conseil d'Etat du scrutin de mars dernier donnant sa victoire à Jean-Paul Alduy, maire UMP de Perpignan, le candidat PS à cette même élection en 2001, Claude Cansouline, affirme "Je vais conduire une liste de gauche aux élections". Dans son édition d'hier, l'hebdomadaire La Semaine du Roussillon reprend une série de déclarations tonitruantes, sans précisions de date ni de contexte, de l'ancien chef de file socialiste à la mairie de Perpignan jusqu'en mars 2008 : "écoeuré" par le comportement des socialistes de la ville et souhaitant "faire une liste avec une traçabilité", M. Cansouline se réfère peut-être à la candidate socialiste régulière, Jacqueline Amiel-Donat, dont le numéro 2 de la liste, François Coll, proche des milieux fascistes espagnols, a dû être éjecté juste avant le scrutin de mars, et un dissident, Jean Codognès, qui flirte avec les centristes du Mouvement Démocrate et ceux de Convergence Démocratique de Catalogne. Ce désordre perpignanais ne constitue aucune surprise en soi, le PS, sensiblement divisé, ouvrant aujourd'hui un congrès de refondation lors duquel tout pourrait être possible, autant dans les options idéologiques que dans les choix stratégiques.