POLITIQUE

L’Occitanie dépense plus que les anciennes régions

La réforme territoriale de 2014 induisait des économies

L’Occitanie dépense plus que les anciennes régions
L’Occitanie dépense plus que les anciennes régions

Le redécoupage régional français devait induire des administrations moins coûteuses. Parmi ces institutions récentes, la région Occitanie dépense plus que ce qui était attendu.

La région administrative « Occitanie » dispose d’un budget primitif de 3,62 milliards d’euros pour 2019, soit 100 millions d'euros de plus qu’en 2018. Mais elle est plus dépensière que l’addition des ex-Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, qu’elle a réunis en 2016. Le 18 juillet, le magazine Capital a livré ce constat, basé sur l’étude des budgets de fonctionnement du conseil régional établi à Toulouse. La progression continue malgré l’exigence d’économies qui a justifié la création des grandes régions. La publication financière cite des frais de déplacement en augmentation, soit 630.000 euros supplémentaires pour les élus depuis 2016 et 500.000 euros pour les agents. Il est aussi question de réunions coûteuses et de postes en double. La région Occitanie emploie actuellement 6.900 personnes, car 442 postes supplémentaires ont été créés en plus des anciens. Politiquement, l’interprétation des chiffres peut défendre une vision inverse, fondée sur une hausse nécessaire à l’invention de la proximité avec les 13 départements régionaux, puisque la capitale s’est éloignée, pour certains d’entre eux. Mais les recrutements peuvent aussi révéler un clientélisme ordinaire.


Faire plaisir à Montpellier coûte cher

La ville de Montpellier a été vexée, en 2016, de perdre son statut de capitale au profit de Toulouse, tout comme Perpignan a été reléguée par Montpellier en 1972, à la création du Languedoc-Roussillon. En compensation, l’Occitanie organise ses assemblées plénières à Montpellier, en présence de 158 conseiller, quatre fois par an, pour 100.000 euros à chaque occasion. Cette stratégie illustre le « symbole le plus frappant du gaspillage de l’argent public après la fusion », souligne Capital.

L’Occitania esmerça més que les antigues regions