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ECONOMIE

La ministre des Transports promet la continuité du train moribond Perpignan-Rungis

Élisabeth Borne s’engage pour la poursuite de la ligne

Élisabeth Borne, ministre des Transports © Gouvernement
Élisabeth Borne, ministre des Transports © Gouvernement

Le train de marchandises Perpignan-Rungis a perdu 80% de ses volumes et doit stopper sa course ce vendredi 12 juillet. Mais l’Etat, sans solution réelle, promet la poursuite de cette liaison dès lundi 15 juillet et convoque une réunion de travail le 17 juillet.

Depuis le mois de mai, l’incertitude vise la suppression de la ligne de transport de marchandises, courant juillet, entre les marchés Saint-Charles de Perpignan, et Rungis, en région parisienne. Ce vendredi 12 juillet à 16h37, ce train N° 50090 doit quitter pour la dernière fois de la capitale du Roussillon, chargé non pas de ses 1200 tonnes de fruits et légumes d’autrefois, mais d’une charge divisée au moins par 5. Il s’agit de la dernière commande confirmée, après laquelle les clients n’ont pas renouvelé leur contrat. Mais déjà, les dernières jonctions étaient maigres : mardi 9 juillet, le convoi était composé de seulement 4 wagons, contre une vingtaine habituellement, qui plus est en mauvais état. L’économie, la production de fruits et légumes, et les consommateurs n’attendant pas, ce service est progressivement remplacé par des camions, avec en prime l’agilité du transport routier.


LA CGT ne croit pas la ministre, sans solution économique

Le remplacement du Perpignan-Rungis par des poids-lourds, sur les autoroutes, n’empêche pas la la ministre Elisabeth Borne de déclarer «Le train pour Rungis roulera lundi», dans le journal la Dépêche du Midi de ce vendredi 12 juillet. En réalité, sans solution fondée sur l’économie réelle, celle du résultat, la titulaire du portefeuille des Transports fait fi du dernier voyage du train. Elle a mis en place deux réunions infructueuses en mai et juin, et en promet une nouvelle jeudi 17 juillet. Mme Borne recherche une « solution ferroviaire pérenne d’ici la fin de l’année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail », mais la CGT n’y croit pas : « Il n’y a à ce jour aucune garantie sur la pérennité du train ». La suppression du Perpignan-Rungis induit 20 000 poids-lourds de plus sur les routes, pour acheminer annuellement 400 000 tonnes de primeurs. Ce lundi 15 juin, Perpignan verra-t-elle partir, pour le principe, un vieux train vide ?