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SOCIÉTÉ, ECONOMIE

Le malaise paysan du Fenouillèdes en question

Une gageure, suite aux assises de Saint-Paul de Fenouillet

Carole Gohier, Francis Daspe et Francis Carmona, portaveus de l'RCP 66, 28 juin 2019 © RCP 66
Carole Gohier, Francis Daspe et Francis Carmona, portaveus de l'RCP 66, 28 juin 2019 © RCP 66

Le Rassemblement  Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales (RCP 66), lancé par la france Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, souhaite que le travail de la terre soit mieux valorisé par l’Etat.

Des « Assises départementales de l’agriculture » ont pris place à Saint-Paul de Fenouillet en novembre 2018, pour un avenir économique productif dans les Fenouillèdes, au Nord du Pays Catalan. Ces rencontres ont été convoquées par le «Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales» (RCP 66), excroissance de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Dans leurs conclusions, vendredi 28 juin, ses organisateurs alertent sur l’«urgence à revaloriser le métier d’agriculteur (...) vers une agriculture paysanne et écologique». Au fond, il s’agirait d’adoucir la condescendance éducative envers la paysannerie, extérieure à Paris. Cette évidence est consubstantielle du regard de la République française envers la terre.


Les circuits courts, solution à la crise d'un territoire

Le RCP 66 espère résoudre le «malaise paysan» et cite la pauvreté agricole, la perte de confiance dans les métiers et la multiplication des suicides de paysans «dans l’indifférence et la résignation». Il néglige le déracinement-mobilité encouragé par l’Education nationale mais dénonce la « logique infernale de la modernisation » et du « libre-échange » international. Le malaise du Fenouillèdes serait le fruit d’une mondialisation qui «pousse à produire n’importe quoi au plus faible coût pour vendre au plus loin» et non d’un siècle d’éducation publique insufflant l’éloignement salvateur, synonyme de prestige, de richesse et d’universalisme. Le RCP 66 estime que « des débouchés pour les productions locales doivent être garantis dans le cadre de circuits courts. Il s’agit en fin de compte de reconquérir la souveraineté et l’autosuffisance alimentaires que l’absurdité d’une modernisation a contribué à faire perdre ».