ECONOMIE

30 millions d’euros pour sauver le train Perpignan-Rungis

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, promet une solution de l’Etat

La ministre des Transports,  Élisabeth Borne © Communication  Élisabeth Borne
La ministre des Transports, Élisabeth Borne © Communication Élisabeth Borne

La suppression du train de fruits et légumes Perpignan-Rungis serait un dommage économique sur les Pyrénées-Orientales. Mais elle fait réagir Paris en raison de menaces écologiques. L’Etat se positionne en sauveteur de cette indispensable liaison.

En mars s’est profilée la suppression du train de marchandises entre le marché International Saint-Charles de Perpignan et le marché de Rungis, dans le département du Val-de-Marne. Ce convoi quotidien réfrigéré alimente la région parisienne à auteur de 1400 tonnes de fruits et légumes espagnols, marocains et français. Pour le faire fonctionner, les transporteurs Rey et Roca, avec la SNCF, utilisent de vieux wagons des années 1970. Le contrat devrait être reconduit fin juin, mais l’onéreuse maintenance technique invite à interrompre cette liaison non rentable, affichant 80% de remplissage, pour 800 km parcourus en 11h. A la place, 40 camions seraient nécessaires. Le défi, économique pour Perpignan, est écologique pour Paris.


300 000 euros du privé, combien du public ?

En attendant un sauvetage, le «Grand Orly Seine Bièvre», intercommunalité intégrée dans le «Grand Paris», a demandé le gel de la suppression de la ligne, ce mardi 14 mai, au motif d’une incohérence environnementale. A Perpignan, le député en Marche, Romain Grau, a saisi le gouvernement dès le mois de mars, tandis que Carole Delga, présidente de la région Occitanie, suit cette démarche mais soutient le Train jaune, aux abois. De son côté, Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, s’est déclaré « choqué », ce même 14 mai. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, promet une solution de l’Etat et le président du Marché d'intérêt national de Rungis (MIN), Stéphane Layani, avance 300 000 euros pour sauver la ligne en louant provisoirement des wagons.