POLITIQUE

L’enfer continue pour Manuel Valls, à 12% à Barcelone

Débâcle en vue pour celui qui espérait donner des leçons

Manuel Valls © Lliures.cat
Manuel Valls © Lliures.cat

L’ex-Premier mnistre français Manuel Valls s’imaginait maire de Barcelone, car «qui peut le plus, peut le moins». Mais cette maxime est française.

Locuteur d’une langue désuète, avec fautes incluses et accent français, Manuel Valls est l’étranger des municipales de Barcelone, prévues le 26 mai. L’ex-Premier ministre naturalisé français en 1982 s’y découvre migrant, formaté ailleurs par un bagage politique ésotérique. Déjà au bord de l’humiliation en avril, victime d’une supériorité française, le leader de l’offre « Barcelone, Capitale Européenne » constate l’évidence du titre de celle-ci. Dans les médias, il interrompt ses interlocuteurs et n’assume pas une âme de droite, dans le contexte non français. Manuel Valls à Barcelone en 2019 rappelle l’écologiste Eva Joly à la présidentielle française de 2012. Un ingrédient le discrédite à l’évocation de l’insécurité et de l’égalité, concepts d’importation en-deçà du Perthus.


Bon dernier dans les derniers sondages

Les derniers sondages placent Manuel Valls en  4e position pour la mairie de Barcelone, à 12,3% selon le quotidien La Vanguardia. Loin derrière la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), à 24,2 %, et l’ultra-gauche En Comú Podem, à 22,1 %. « Il s’est trompé d’espace politique », estime Ernest Maragall, leader de l’offre ERC. L’ancien élu français, victime de certitudes hexagonales, incertaines dans la capitale catalane, est uniquement soutenu par la droite centraliste Ciudadanos, vers la déroute.