SOCIÉTÉ, ECONOMIE

Le «shop in shop» FNAC-Galeries Lafayette arrive à Perpignan

L’enseigne culturelle s’installe en sous-sol, face au Castillet

Bâtiment des Dames de France, France, Perpignan, 2019 © La Clau
Bâtiment des Dames de France, France, Perpignan, 2019 © La Clau

Le déménagement de la FNAC de Perpignan aux Galeries Lafayette illustre l’époque : unions stratégiques et compromis, pour survivre face à Internet. L’inauguration arrivera à la rentrée 2019.

A la rentrée, les Galeries Lafayette de Perpignan, face au Castillet, hébergeront la FNAC, en mode «shop in shop». Ce partenariat commercial, engagé dans la ville dès 2014 par le magasin Jennyfer, répond aux difficultés de la Fédération Nationale d’Achat des Cadres, temple consumériste branché des années 1970 et 1980. Son enseigne a pris place en 2004 place de Catalogne, dans les murs inaugurés en 1905 par les magasins «Aux Dames de France». Ce bâtiment classé aux Monuments historiques appartient à l’Etat, via la Caisse des dépôts et consignations. Mais cette FNAC non rentable, employant 36 salariés, survit grâce au groupe, qui a dû épouser Darty pour résister à la crise, en 2016.
Le chantier de déménagement, engagé le 4 février dernier, installera la FNAC sur 1800 m2 en sous-sol des Galeries Lafayette et sur 140 m2 en rez-de-chaussée. Cette hospitalité à plus de 2 millions d’euros permet aux receveurs d’ambitionner 1,5 million de visiteurs annuels, contre 1 million actuellement. En 2018, les Galeries Lafayette de Perpignan, qui emploient 80 personnes, se sont assuré 17 millions d’euros de chiffre d’affaires.


Contre Amazon, la lutte continue

La FNAC, ancien « agitateur culturel », applique actuellement un plan national de redéploiement fait d’alliances, de déménagements et d’agrandissements. A rebours de ce contexte, le Pays Catalan connaît son repli stratégique face à Amazon. Le géant américain est une menace historique, car il abat les inégalités territoriales en servant de plus en plus vite l’habitant de Perpignan, Cerbère, Nahuja, Céret ou Montner.