ECONOMIE

Le Pays Catalan est privé de l’effet Macron sur le chômage

14,2%, record de France du nombre de sans-emploi dans les Pyrénées-Orientales

Commerce Auto Discount, Perpignan © La Clau
Commerce Auto Discount, Perpignan © La Clau

Le taux de chômage des Pyrénées-Orientales a baissé très modérément entre la fin 2017 et fin 2018, soit 0,5%. Ce repli produit le résultat de 14,2%, le pire de la France métropolitaine.

Un état de lieux du marché du travail en France a été publié par le magazine Capital, jeudi 4 avril, selon les données rendues publiques la veille par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee). Ce classement permet de positionner les territoires en fonction de la moyenne nationale, établie à 8,8% au quatrième trimestre 2018, soit 0,2% de baisse par rapport à la fin de l’année 2017.  Les disparités sont criantes, car le nombre de demandeurs d’emploi a généralement reculé, mais la baisse est parfois très légère. La Corse-du-Sud a perdu 1,3% de son nombre de chômeurs depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, passant de 9,8% à 8,5%, tandis que la Haute-Garonne, l’Aisne et la Moselle en ont perdu 1,2 %. Mais les départements de la Creuse et des Hautes-Alpes affichent seulement 0,4% d’amélioration, tandis que Paris a profité de 0,9%.


Baisse de 0,5% en un an, pour un taux de 14,2% fin 2018

Selon cette série chiffrée, les Pyrénées-Orientales ont perdu 0,5% de leurs demandeurs, soit 14,7% fin 2017 et 14,2% fin 2018. Le taux de chômage du territoire reste très élevé, comparé aux 5,2% du Cantal, aux 5,6% de la Lozère, 7,2 de la Savoie ou aux 7,5% de Paris. Le Pays Catalan rivalise avec l’Hérault, à 13,3%, l’Aisne, à 13,4% et  le Vaucluse, à 12,2%. L’objectif des 7% à atteindre d’ici 2022, selon la volonté du gouvernement d’Edouard Philippe, est très probablement inatteignable dans les Pyrénées-Orientales.
Le taux de chômage calculé par l’Insee correspond aux critères du Bureau international du travail (BIT). Il prend en compte les personnes qui ne travaillent pas, sont disponibles pour travailler dans les deux semaines et ont entrepris de véritables démarches de recherche d’emploi dans le mois précédent ou ont trouvé un emploi qui commence dans un délai de 3 mois.