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SOCIÉTÉ

Le médicament hypnotique «Imovane» en cause dans l’accident de bus de Millas

La conductrice du car prenait régulièrement ce produit qui produit une vision double

© Zopiclone SD
© Zopiclone SD

La conductrice du car accidenté contre un train, fin 2017 à Millas, prenait régulièrement le médicament «Imovane», dont la molécule active, le Zopiclone, est un hypnotique anxiolytique, qui provoque l’amnésie.

L’accident entre un car scolaire et un train de la SNCF survenu le 14 décembre 2017 à Millas a pu être provoqué par un médicament. Pour expliquer ce drame, une malheureuse addition de facteurs a visé un dysfonctionnement du passage à niveau, puis une erreur de la conductrice de l’autocar, Nadine O., âgée de 48 ans, mise en examen le 20 décembre 2017 pour « homicides et blessures involontaires par imprudence ». Mais ce jeudi 4 avril a été révélée la mise en cause d’un médicament contre l’insomnie, administré à la conductrice, depuis 7 ans, par son médecin généraliste. Ce produit, l’Imovane, fabriqué par les laboratoires Sanofi, est incompatible avec la conduite, car il provoque des somnolences et des délais de réaction, tout en atténuant la vigilance jusqu’à 12 heures après avoir été pris. La vice-présidente de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, Anne Tertian, ayant écrit au directeur de Sanofi pour en savoir davantage, les enquêteurs apprennent que le médicament incriminé produit notamment une «vision double», c’est à dire l’illusion de deux images pour un seul objet.


Un médicament hypnotique proscrit aux conducteurs

L’Etat classe l’Imovane parmi les « Hypnotiques et sédatifs », agissant sur le système nerveux. Sa molécule active, le Zopiclone, a des effets anxiolytiques et amnésiants. La conductrice a ainsi pu être sujette à une absence, tandis que son médecin traitant pourrait être visé par la justice. Le drame de Millas a provoqué le décès de 6 enfants et a occasionné des blessures sur 23 de leurs camarades. Ces collégiens, qui venaient de quitter leur établissement, habitaient Saint-Feliu d’Avall.