SOCIÉTÉ

Largage de «shit» et de portables sur la prison de Perpignan

Le syndicat UFAP-UNSA réclame davantage de filets de protection

Centre pénitentiaire de Perpignan © La Clau
Centre pénitentiaire de Perpignan © La Clau

La livraison aérienne de 450 grammes de cannabis et de plus d’une dizaine de téléphones portables au centre pénitentiaire de Perpignan, ce vendredi 22 mars, complète une longue de série de méfaits.

Les irrégularités se multiplient au centre pénitentiaire de Perpignan, suite à la projection de colis suspects dans l’enceinte de l’établissement, d’une tromperie sur l’âge de certains détenus prétendus mineurs et d’agressions variées, sur fond de surpopulation. A la longue liste de faits surprenants s’est ajoutée ce vendredi 22 mars une série de projections, sur le terrain de sport de la prison. Les gardiens ont identifié 450 grammes d’une substance « ressemblant à de la résine de cannabis », nous précise Johann Reig, représentant du syndicat UFAP-UNSA Justice. Le largage a aussi comporté plus une dizaine de téléphones portables munis de cartes SIM, prêts à fonctionner.


Un trafic avoué de cannabis au sein de la prison

Le syndicat nous précise que la saisie de la savonnette de « shit » va « certainement manquer dans le trafic intérieur local », avouant un commerce illicite au sein même de l’établissement du quartier de Mailloles. Parmi ses revendications, ils se rassure de la construction, d’ici 2022, de filets anti-projections entre les miradors 1 et 2 de la prison, afin d’éviter les averses variées. L’UFAP-UNSA Justice demande aussi l’installation de systèmes brouilleurs de portables, car « la sécurité du personnel et des citoyens n'a pas de prix ».