POLITIQUE

Manuel Valls croyait connaître Barcelone

L’ex-premier ministre français se vautre sur des questions basiques

Manuel Valls sur la chaîne espagnole Cuatro, dimanche 10 mars © Cuatro
Manuel Valls sur la chaîne espagnole Cuatro, dimanche 10 mars © Cuatro

Manuel Valls s’est fait piéger lors d’un entretien télévisé en Espagne, le 10 mars. Le candidat à la mairie de Barcelone s’est trahi sur sa méconnaissance du métro de la ville et s’est défendu d’avoir délaissé sa soeur, porteuse du Sida.

Postulant à la mairie de Barcelone, Manuel Valls a péché par ignorance sur la ville qu’il prétend sienne, lundi 11 mars. Interrogé par la chaîne espagnole Cuatro, l’ex-Premier ministre français s’est crispé à l’écoute d’une question sur sa politique contre les Roms, en 2013, sous la présidence de François Hollande. Auteur de l’expulsion de 5000 Gitans du territoire français et de propos lui valant une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, le candidat a répondu : « ce sont des politiques d’immigration très compliquées. L’accusation d’être anti-gitan, ça, non ». M. Valls, soutenu par la droite espagnole centralisatrice aux municipales du 26 mai, s’est ridiculisé au sujet des transports. La question « Combien de lignes de métro y-a-t-il à Barcelone ? » a valu la réponse « 10 » ,  mais la réponse est 13. Sur ce registre basique, en novembre dernier, l’étrange impétrant avait été incapable de donner le prix du ticket de métro, soit 2,20 euros. 


La soeur discrète, ex-toxicomane atteinte du Sida

Manuel Valls a été questionné à propos de sa discrète soeur cadette, habitante du quartier barcelonais d’Horta, qu’il aurait négligée. Ancienne héroïnomane, porteuse du virus du Sida, Giovanna Valls a plusieurs fois critiqué son frère sur Twitter. « Notre rencontre n’a pas été facile, mais je ne l’ai jamais abandonnée, elle le sait », a justifié l’ancien dirigeant français, dont la double vie nationale et politique reste une performance.