SOCIÉTÉ

La patronne des Jeunes communistes catalans victime de viol

Léa Tytéca, âgée de 22 ans, met en cause Alexis Bouchou, élu de la ville de Blois

Léa Tytéca / Twitter
Léa Tytéca / Twitter

Habitante de Saint-Estève, Léa Tytéca, âgée de 22 ans, accuse un élu communiste de la ville de Blois d’avoir abusé d’elle en 2016 à Paris. Le Parti Communiste Français semble avoir camouflé cette affaire jusqu’à l’action de communication de la victime.

Un élu communiste de la Ville de Blois est soupçonné d’avoir violé la coordinatrice de son parti en Pays Catalan, Léa Tytéca. Cette habitante de Saint-Estève indiquait le 2 mars sur son compte Twitter « Il y maintenant plus de 2 ans et demi, Alexis Bouchou m'a violée. Il était mon camarade, et même si j'ose dire mon ami. Je lui faisais confiance. J'ai longtemps culpabilisé à ce sujet d'ailleurs. Avant de comprendre que je n'avais pas à culpabiliser. Car je n'ai rien fais de mal ». Cette affaire a été révélée le 24 février par le journal L’Obs, au travers d’un témoignage de la victime dans un article intitulé « La vague MeToo déchire les jeunes communistes». Léa Tytéca indique que le viol se serait produit dans la nuit du 14 juillet 2016 dans une chambre d’hôtel parisienne, après une fête d’étudiants communistes. L’auteur, âgé de 23 ans, benjamin du conseil municipal de Blois, fait l’objet d’une procédure d’exclusion de son parti. 


« Nous ne sommes pas une secte qui couvre ses adhérents délinquants »

La jeune femme reçoit le soutien de Françoise Fiter, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Pour sa part, Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF des Pyrénées-Orientales, nous indique « Léa a tout notre soutien, notre fraternité, notre confiance. La direction du PCF 66 l’approuve dans sa démarche de dénonciation, de poursuites judiciaires à l'encontre de son agresseur (...) Nous ne sommes pas une secte qui « couvre » ses adhérents délinquants».
Léa Tytéca, âgée de 22 ans, affirme avoir porté plainte le 24 octobre 2018, dans un climat d’omerta au sein de la direction nationale du parti de gauche. L’affaire appartient désormais à la justice.