SOCIÉTÉ

Les anti-glyphosate s’organisent dans les Pyrénées-Orientales

La toxicité présumée de l’herbicide de Monsanto révulse le collectif CAP 66

Traitement agricole au glyphosate © SGT
Traitement agricole au glyphosate © SGT

La « Campagne Glyphosate 66 », lancé en novembre 2018 à Perpignan, sensibilise le public du Pays Catalan aux supposés méfaits de l’herbicide glyphosate. Après le Roussillon, des réunions d’informations sont proposées en Conflent et en Vallespir. 

Le glyphosate, devenu une question de santé publique en France, a son opposition organisée en Pays Catalan. Cet herbicide inventé en 1950, popularisé par la société américaine Monsanto sous le nom de « Roundup », est présent dans les urines de 100 % des 22 volontaires testés dans les Pyrénées-Orientales depuis le 13 février. Pour démontrer ce résultat, chacun s’est acquitté de 85 euros. Cette démonstration a suivi une première salve de mobilisation, en présence de 125 participants, le 29 novembre, salle des Libertés à Perpignan. Une « Campagne Glyphosate 66 » a été lancée pour avertir le public des risques présumés de ce produit passé dans le domaine public en 2000, probablement cancérigène selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre International de Recherche contre le Cancer (IARC).


Après Perpignan,Prades et Céret

Le 19 février, la population de la région du Conflent a été informée en la salle L’Atelier de l’Entonnoir, à Prades, sous la houlette du Collectif d’Alternatives aux Pesticides (CAP 66). Le 27 mars, une soirée d’information y est attendue sur une mystérieuse maladie chronique des reins qui atteint les ouvriers agricoles des pays du Sud, peut-être par usage du glyphosate. Sur sa lancée, CAP 66 convoque un réunion de bilan de sa campagne, le 20 mars à la Maison de la Catalanité de Perpignan, avant de suggérer un nouveau rendez-vous d’information, le 29 mars à Céret, salle de l’Union.