POLITIQUE

TGV Perpignan-Montpellier : l'Etat joue la montre

Emmanuel Macron a rencontré Carole Delga à Paris

Le Président de la République, Emmanuel Macron, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, le 10 janvier à Paris © Présidence de la République
Le Président de la République, Emmanuel Macron, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, le 10 janvier à Paris © Présidence de la République
Le Président de la République, Emmanuel Macron, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, ont évoqué le TGV Perpignan-Montpellier, jeudi 10 janvier à Paris. Mais l'Europe attend que la France lui demande un soutien financier absolument prévu.
Réunis jeudi 10 janvier à l'Elysée, le Président de la République, Emmanuel Macron, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, ont abordé le secteur énergétique de l'éolien flottant, qui comprend le projet « Eolmed », au large du Barcarès et de Leucate. Leur discussion a également visé les Lignes à Grande Vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux et Perpignan-Montpellier, M. Macron invitant Mme Delga à lui transmettre rapidement des propositions à ce sujet. Or, ces dossiers LGV, présents dans la loi d’orientation sur les mobilités, n'attendent plus que l'argent de l'Etat. L'Union européenne peut fournir jusqu'à 40 % de leur budget car elle les a inclus parmi 9 réseaux prioritaires, et elle distingue la ligne Perpignan-Montpellier en vertu de son statut d'unique maillon manquant du corridor de marchandises Espagne-Europe du Nord, avec le Port de Barcelone sur son passage.

Paris n'a rien demandé à l'Europe

Au total, 1000 milliards d'euros sont prévus par l'UE jusqu'en 2028 pour de nouvelles LGV européennes, une manne citée en séminaire dédié, en octobre 2018, par Isabelle Maes, au nom de la Direction générale des transports et de la mobilité de l'Union européenne (UE). Mais ce forum d'information a révélé que Paris n'a jamais demandé de financement à l'UE pour Perpignan-Montpellier, Mme Maes indiquant « on prend les projets demandés par les Etats, on les classe par intérêt européen et on les finance ». La dimension européenne du sujet constitue son second nerf, le premier ne pouvant en faire l'économie,