POLITIQUE

L'Université de Perpignan reprend son autonomie face à Montpellier

Le président Fabrice Lorente prend position aux côtés de ses homologues languedociens

Fabrice Lorente, président de l'Université de Perpignan © UPVD
Fabrice Lorente, président de l'Université de Perpignan © UPVD
Avec ses homologues de Montpellier et Nîmes le président de l'Université de Perpignan, Fabrice Lorente, refuse que son établissement fusionne avec les autres, pour constituer une structure administrativement ingérable, freinée par la loi de 2013 sur l'enseignement supérieur. Il prône l'autonomie, au profit de l'efficacité des stratégies du campus du Roussillon.
Le président de l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), Fabrice Lorente, cosigne une prise de position avec ses homologues de Montpellier et Nîmes. Par communiqué de ce vendredi 4 janvier, le responsable du campus du Roussillon remet en cause la « ComUE Languedoc-Roussillon Universités », fondée en 2014 suite à la loi de 2013 sur l'enseignement supérieur et la recherche. Il juge cette structure trop lourde et trop chère, mais aussi « obsolète », façon usine à gaz. Dès 2013, dans le contexte de cette loi, nous évoquions la crainte de l'UPVD d'être satellisée par Montpellier. Le communiqué accepte un rapprochement des campus, mais « au service d’une politique de site renouvelée et ambitieuse ».

Partenaires, sans hiérarchie

F. Lorente, tout comme le président de l’université de Montpellier, Philippe Augé, le président de l’université Paul Valéry Montpellier 3, Patrice Gilli et celui de l'Université de Nîmes, Emmanuel Roux, revendique sa « propre stratégie de développement » et approuve l’ordonnance 2018-1131, du 12 décembre 2018, qui ne contraint plus la fusion ou à l'association de universités. Au contraire, ce texte « préserve l’autonomie de chaque partenaire, sans hiérarchie entre eux ». C'est donc en s'unissant que les présidents demandent la séparation, dont ils préciseront la suite d'ici quelques semaines.