SOCIÉTÉ

65 000 intéressés par le «blocage carburants» en Pays Catalan

La protestation contre le prix de l'essence s'organise pour le 17 novembre

© Fairies
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Le blocage national contre l'augmentation du prix de l'essence s'organise dans les Pyrénées-Orientales, où 80 taxis devraient participer à un blocage. Le rendez-vous Facebook lancé pour l'occasion a touché 65 000 personnes.
Samedi 17 novembre est prévue une mobilisation nationale contre la hausse des prix des carburants. Cette possible révolte, issue des réseaux sociaux, est née de l'action de l'automobiliste francilienne Priscilla Ludosky, en mai dernier. Elle est assortie d'une pétition qui avait recueilli 321.000 signataires jeudi 1er novembre. En Pays Catalan, où le prix de l'essence a également augmenté fortement ces dernières semaines, un appel est lancé via le rendez-vous Facebook « Blocage national contre la hausse des carburants 66 », soutenu par 12 000 personnes et jugé « intéressant » par 65 000 personnes. Le 17 novembre, environ 80 taxis devraient bloquer la voie publique, à Perpignan, avec le soutien des Motards en colère 66.

Hausses jusqu'en 2022

Actuellement, le gasoil s'avère plus cher que l'essence dans 20 % des stations-service, soit un plein accessible au prix de 70 euros, contre 45 euros en 2016. A la source, le prix du pétrole a progressé depuis la fin de l'été sur le marché mondial, avec un baril à 80 dollars ce mercredi, contre 57 dollars il y a un an. Mais en parallèle, le gouvernement d'Edouard Philippe a validé une forte hausse des taxes sur le carburant, inscrite dans le soutien à a transition énergétique. Dans les Pyrénées-Orientales, où l'usage des véhicules personnels est particulièrement indispensable en vertu de l'étendue du territoire, la problématique de l'inflation actuelle est atténuée par la proximité de la Catalogne du Sud, où les prix restent plus modérés. La politique de taxations engagée par l'Etat se poursuivra en en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l'essence, puis de nouveau jusqu'en 2022, dans le but de rendre l'essence moins chère que le diesel, jugé plus polluant.