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Société
Monseigneur André Fort symbolise le silence de l'Église

Pédophilie: l'ex-évêque de Perpignan-Elne face à la justice

Mercredi 31.10.2018. 02:00h
Le procès du silence de l’église, qui se tient actuellement à Orléans, voit comparaître l'ancien évêque de Perpignan-Elne de 2002 à 2010. Monseigneur Fort est signalé pour avoir couvert des faits de pédophilie afin de protéger l'institution ecclésiastique. Il risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

En juin 2017, l'ancien évêque du diocèse de Perpignan-Elne de 1996 à 2002, Monseigneur André Fort, avait été mis en examen pour non-dénonciation de faits de pédophilie. Le prélat a protégé un prêtre, auteur d'attouchements sexuels sur onze enfants de 11 à 13 ans et un jeune adulte, lors d'un camp de vacances organisé dans le Béarn en 1993. Celui-ci, l’abbé Pierre de Castelet, lui-même été mis en examen en 2012. Monseigneur Fort, qui savait, a évité d'informer la justice.
Ce mardi 30 octobre a débuté à Orléans le procès visant cette affaire de pédophilie et de silence de l’Eglise. Vingt-cinq ans plus tard, trois victimes affrontent Pierre de Castelet, âgé de 69 ans, jugé pour « atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». Pour sa part, André Fort, 83 ans, absent au procès, est signalé pour « ne pas [avoir informé] les autorités judiciaires ou administratives » des déviances de son subordonné, malgré le fait d'en être informé. L'ancien chef de l'Eglise des Pyrénées-Orientales affirme ignorer le caractère obligatoire de la dénonciation liée.

Payer pour l'exemple


Cette affaire rejoint le questionnement de l'Eglise, en Europe et dans le monde, quant à la tradition consistant à minimiser des faits ou à cacher les affaires, dans le cadre d'une culture du silence qui tend à transposer la culpabilité chez les victimes. Monseigneur Fort, membre de la hiérarchie de l'Eglise de France, fait partie de ceux qui ont participé à cette tradition de protection de l'institution, en marge de la loi civile. Il pourrait cependant payer pour l'exemple, sans nécessairement constituer un cas spécifique. Poursuivi pour « non-dénonciation de crime », il vit actuellement retiré dans un sanctuaire des Hautes-Alpes et encourt jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Monseigneur André Fort © Diocèse de Gap
Monseigneur André Fort © Diocèse de Gap








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