CULTURE

Véronique de Viguerie, une femme remporte le Visa d'or News à Perpignan

En conclusion de la séquence professionnelle du festival de photojournalisme

La phototeporter Véronique de la Viguerie © Wikipédia
La phototeporter Véronique de la Viguerie © Wikipédia
Le festival international du photojournalisme de Perpignan Visa pour l'Image a conclu sa première semaine, professionnelle, par sa traditionnelle attribution de prix. Le « Visa d'or news 2018», récompense suprême, retient à l'Occitane Véronique de la Viguerie, qui montre le Yémen en proie à la guerre, dans l'indifférence mondiale.
Le festival Visa pour l'Image conclut sa semaine professionnelle, celle de la compétition entre auteurs de reportages, par la proclamation de résultats. Cette année, le prix suprême du rendez-vous perpignanais, le Visa d'or News, revient à Véronique de Viguerie, première femme primer à ce titre en 20 ans. Cette journaliste française, inconnue du grand public, a réalisé une série photographique consacrée à la guerre au Yémen. Ses puissants clichés, qui composent l'exposition "Yémen: la guerre qu'on nous cache", soulignent la réalité d'un territoire dévasté par des combats qui ont provoqué 10.000 morts et entraînent la plus grave crise humanitaire actuelle.

Le Yémen après l'Afghanistan

Véronique de Viguerien  née en 1978, est un « photoreporter de guerre, mère de deux enfants, blonde et pas stupide », selon son profil Twitter. Elle a oeuvré en Afghanistan pendant trois ans, en y obtenant sa première grande réussite, visant le commando taliban qui a exécuté dix soldats français en 2008. Cette professionnelle, enfant de Carcassonne, descendante de la vieille noblesse française, est la première femme à décrocher le Visa d'or Paris Match News depuis 20 ans, et seulement la cinquième depuis la première édition en 1989 de l'événement. Cette année, les autres nommés ont été Khalil Hamra, de l'agence Associated Press, auteur de l'exposition "Pourquoi Gaza ?", Emanuele Satolli, finaliste en 2017, quii commet "Gaza Border Killings", et Daniele Volpe, qui signe "Guatemala, le volcan de feu".