POLITIQUE

Les socialistes espagnols refusent le référendum catalan

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, ne diverge pas de son prédécesseur Mariano Rajoy

Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol © La Moncloa
Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol © La Moncloa
Tout comme Mariano Rajoy il y a 5 ans, son successeur à la tête du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, refuse un référendum sur l'indépendance de la Catalogne. De gauche comme de droite, l'Espagne étatique ne souhaite pas consulter le peuple.
Le président du gouvernement et Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, socialiste et successeur de Mariano Rajoy, membre du Partido Popular, emboîte le pas de ce dernier dans le positionnement stratégique envers la Catalogne. Il n'organisera pas de référendum sur l'avenir institutionnel du territoire, selon ses déclarations effectuées mercredi 29 août, avant un départ en tournée diplomatique sud-américaine. Pedro Sánchez, réputé plus conciliant que son droitier prédécesseur en matière d'évolution institutionnelle, prend le risque du refus d'une consultation pour ou contre l'indépendance, qui s'inspirait du référendum écossais, tenu en septembre 2014 selon un accord liant le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre écossais Alex Salmond. Pedro Sánchez, soutenu au Congrès madrilène par les nationalistes catalans du PDeCAT, prend le risque de ne pas obtenir l'approbation des budgets généraux de l'Etat espagnol pour 2018.

5 ans après le refus exprimé par Rajoy

La première demande d'un référendum pactisé entre le gouvernement catalan et le gouvernement remonte à juillet 2013, lorsque Artur Mas avait saisi Mariano Rajoy de cette question. La nouvelle négative reçue par la Catalogne, au sujet d'un désir démocratique, indique un automne sensible, entre contingences gouvernementales ordinaires et grands choix d'avenir, dans une Espagne dont les élections municipales sont programmées pour mai 2019, avant les élections nationales, attendues en 2020.