SOCIÉTÉ

Puigdemont évitera Perpignan par crainte d'une arrestation

L'ancien Président catalan était pressenti le 4 septembre

Carles Puigdemont, ancien Président du gouvernement catalan © ACN
Carles Puigdemont, ancien Président du gouvernement catalan © ACN
Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont espérait rentrer en Catalogne en venant à Perpignan, le 4 septembre, mais ce projet est balayé par l'avocat Gonzalo Boye, qui redoute une arrestation, acceptée par le Président de la République, Emmanuel Macron.
L'ancien Président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, ne reverra pas son pays en séjournant en Catalogne du Nord. Cette éventualité émise le 27 juillet visait le 4 septembre, à l'occasion du festival mondial de photojournalisme Visa pour l'Image de Perpignan. Le leader indépendantiste aurait participé à un débat sur la crise politique catalane, mais ce séjour lui est déconseillé. Le 9 août, l'avocat Gonzalo Boye, défenseur du député indépendantiste Antoni Comín, exilé à Bruxelles avec Carles Puigdemont, a dissuadé ce dernier, par crainte d'une action des autorités françaises. En effet, la France est signataire d'un accord avec l'Espagne, dans la cadre du démantèlement de l'ancienne organisation basque ETA. Potentiellement, ce partenariat rend possible une arrestation de Carles Puigdemont par la gendarmerie, contre la décision du tribunal allemand qui a rejeté les accusations de rébellion et de sédition présentées par le juge espagnol envers l'ex-Président. Une arrestation de Carles Puigdemont à Perpignan, suivie d'une extradition acceptée par le Président de la République, Emmanuel Macron, constitue un scénario redouté par Me Boye.