SOCIÉTÉ

Le curé de Roses devient exorciste officiel au service du Vatican

Le pape François a conseiller en 2017 de remédier aux « désordres spirituels »

Cimetière de Montjuïc, Barcelone © FAS
Cimetière de Montjuïc, Barcelone © FAS
En accord avec les recommandations du pape François, l'abbé de Roses et Palau-saverdera, dans la région du Alt Empordà, est le nouvel exorciste officiel de l'évêché de Girona. Ce curé devra résoudre les «désordres spirituels», de ses ouailles, en « collaboration avec les sciences humaines».
Pour la première fois de son histoire, l'évêché de Girona compte un exorciste parmi ses effectifs de prélats. Ce nouveau poste a été créé lundi 23 juillet par l'évêque Francesc Pardo, qui y a désigné Josep Puig Bofill, curé de Roses et Palau-saverdera. Cet abbé des Albères, nommé en 1984, est archiprêtre de la région de l'Alt Empordà, qui englobe les villes de Figueres, Portbou et La Jonquera. Il devra appliquer le souhait du pape François, dont le pays d'origine, l'Argentine, comporte habituellement la pratique de l'exorcisme comme remède aux possessions démoniaques. Du point de vue de l'Eglise, ce procédé rare, généralement associé à des clichés sur le continent européen, revient à reconnaître l'existence du mal, en opposition à la tradition d'hospitalité et de générosité.

Chasser les démons avec la science

Josep Puig Bofill, âgé de 60 ans, officiera dans son nouveau rôle à compter du mois de septembre. En Catalogne du Sud, un seul autre exorciste a été nommé, pour l'instant, dans le diocèse de Vic. En mars 2017, le pape François a recommandé aux prêtres de faire appel à des exorcistes s'ils rencontrent des « désordres spirituels » dans le confessionnal. Le souverain pontife estime que ces troubles peuvent être « psychiques » et donc abordés « à travers une saine collaboration avec les sciences humaines ». La mise en place d'exorcistes dans chaque périmètre administratif catholique est une responsabilité directe des évêques.