POLITIQUE

Les anti-Occitanie prennent le maquis le 22 juillet

Le parti politique Oui au Pays Catalan mobilise en dehors de la ville

Manifestation « Oui au Pays Catalan », Perpignan, octobre 2016 © La Clau
Manifestation « Oui au Pays Catalan », Perpignan, octobre 2016 © La Clau
Détermination politique et humour souligneront une journée de revendications territoriales organisée dimanche 22 juillet par le parti Oui au Pays Catalan. Celui-ci invite la population des Pyrénées-Orientales à « Rencontre dans le maquis des Aspres », dans la commune de Llauro.
Après avoir motivé une fraction considérable des habitants des Pyrénées-Orientales sur la question catalane en 2016 et obtenu près de 6000 voix aux élections législatives de 2017, le parti politique Oui au Pays Catalan remobilise. Cette formation qui s'identifie volontiers aux nationalistes corses organise sa troisième « Rencontre dans le maquis des Aspres ». Cet événement festif et revendicatif, dimanche 22 juillet dans la forêt de la commune de Llauro, adoptera les codes de la Résistance pour dénoncer l'existence de la région Occitanie. Oui au Pays Catalan invite ses sympathisants et adhérents à conserver l'enthousiasme face aux « dangers que la Région Occitanie fait peser sur notre pays » et à éviter sa « disparition annoncée ».

Une candidature à Perpignan en 2020

Maquisards en été, académiques le reste de l'année, les responsables de la formation qui a succédé aux partis Bloc Català et Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), ont installé leurs bureaux sur le boulevard Aristide Briand à Perpignan. Une candidature pour l'hôtel de Ville se prépare pour 2020 autour du triptyque rassemblant le territoire, son économie et son identité.