POLITIQUE

Louis Aliot, la ligne dure du Front National sur la SNCF

Le député du Pays Catalan assume son opposition aux syndicats

Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national © VDS
Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national © VDS
Le Front National est divisé à propos de la grève de la SNCF. Au sein du parti d'extrême droite, le député des Pyrénées-Orientales et chef de l'opposition à la mairie de Perpignan, Louis Aliot, incarne la classique opposition aux syndicats.
Le député des Pyrénées-orientales et vice-président du Front National (FN), Louis Aliot, diverge avec la présidence du parti au sujet de la SNCF. La formation d'extrême droite, consciente de la capacité de séduction de son programme social envers un électorat marxiste rattaché à la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, observe deux stratégies aussi parallèles que contradictoires. En effet, elle dénonce le gouvernement, mais aussi les syndicats, invariablement de gauche. Si la critique des cheminots grévistes est risquée pour le FN, le premier opposant au maire de Perpignan écrivait sur Tweeter « Non à la '#Greviculture », le 3 avril, premier jour du mouvement. Quelques minutes plus tard, Marine Le Pen soutenait les cheminots, après avoir affirmé « On ne soutient pas la grève menée par des syndicats qui ont tous appelé à voter Macron à la présidentielle ».

Louis Aliot, porte-parole de la frange ouvertement droitière du Front National, illustre une forme de bipolarité d'un parti gêné à propos de la SNCF, comme il l'était en 2013 sur le mariage homosexuel. Il insiste : « Soutenir la grève dans la situation où se trouve la France, c'est irresponsable » et ajoute, en allusion aux syndicats : « Ça ne sert à rien de courir après eux, ils ne nous toléreront jamais ».