POLITIQUE

Incarcéré en Allemagne, Carles Puigdemont ne se rendra pas

Affirmation du Président catalan destitué, depuis la prison de Neumünster

Carles Puigdemont, président destitué du gouvernement catalan © Chatham House
Carles Puigdemont, président destitué du gouvernement catalan © Chatham House
Une semaine après son incarcération à la prison de Neumünster, dans le Nord de l'Allemagne, le Président catalan destitué, Carles Puigdemont, réaffirme sa détermination face à l'Espagne : « je ne me retirerai pas face aux agissements illégitimes de ceux qui ont perdu par les urnes ».
Le président catalan destitué, Carles Puigdemont, placé en détention à la prison allemande de Neumünster depuis le 25 mars, a affirmé sa détermination, samedi 31 mars : « Je ne fléchirai pas, je ne renoncerai pas, je ne me retirerai pas face aux agissements illégitimes de ceux qui ont perdu par les urnes, ni face à l'arbitraire ». L'ancien maire de Girona a ajouté « je ne me rendrai pas » et viralisé cette phrase sur Internet, sous l'intitulé anglophone « No surrender ». Carles Puigdemont se considère « comme un prisonnier politique et, en tant que tel, est parfaitement disposé à endurer ce qui conviendra », assurait pour sa part l'un de ses avocats, Jaume Alonso-Cuevillas. L'ex-président lance un « appel à l'unité de tout le souverainisme » catalan et remercie le « soutien » reçu de la part de nombreuses personnes qui se déplacent jusqu'à Neumünster, dans le Nord de l'Allemagne.

« Des prisonniers politiques, libres d'esprit »

Le 21 mars, à l'Université d'Helsinki, Carles Puigdemont avait évoqué le référendum sur l'indépendance de la Catalogne, organisé le 1er octobre 2017 malgré l'interdiction de l'Etat espagnol. Estimant qu'il s'était agi du « début d'une nouvelle ère, sans retour possible », il avait observé que ce vote s'était illustrée par la « dignité populaire » et la « barbarie policière », ordonnée par le gouvernement espagnol. Dans un autre message, ce dimanche 1er avril, l'intéressé affirme « six mois après le 1er octobre, nous, Gouvernement de la Catalogne, sommes des prisonniers politiques, mais libres d'esprit ».