POLITIQUE

Carles Puigdemont veut fonder la République catalane depuis Bruxelles

L'exprésident catalan renonce « provisoirement » à la présidence gouvernementale

Carles Puigdemont, ex-président du gouvernement catalan © ACN
Carles Puigdemont, ex-président du gouvernement catalan © ACN
L'ex-président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, renonce à représider la Generalitat. Mais il annonce la création d'un Conseil de la République, chargé de bâtir l'indépendance de la Catalogne.
Après plusieurs semaines de blocage politique, l'ancien président catalan Carles Puigdemont a renoncé à se représenter à la présidence de la Catalogne, jeudi 1er mars. Dans une intervention vidéo, il a confié ce rôle à Jordi Sánchez, professeur agrégé de sciences politiques à l'Université autonome de Barcelone. Celui-ci préside la puissante structure Assemblée Nationale Catalane (ANC), organisatrice des manifestations massives organisées ces dernières années à Barcelone, en soutien à l'indépendance de la Catalogne. Cette personnalité consensuelle est cependant emprisonnée depuis quatre mois en vertu de la répression espagnole envers le souverainisme catalan.

Un « Conseil de la République » fondé à Bruxelles

Carles Puigdemont, démis de ses fonctions par l'Etat espagnol dès la proclamation de l'indépendance de la Catalogne, le 27 octobre 2017, renonce « provisoirement » à la présidence de la Generalitat. Mais il souhaite organiser la fondation d'une République catalane depuis Bruxelles, où il est réfugié depuis novembre. M. Puigdemont, reconnu comme légataire de l'autorité catalane, estime que la Catalogne « a gagné le droit à devenir une république indépendante ». Ce but « incontournable », exige de « continuer à faire de la politique depuis l'intérieur et depuis l'extérieur », affirme le leader du projet souverainiste catalan. Visiblement déterminé, il annonce un « Conseil de la République » chargé de « suivre le chemin de l'indépendance effective ». Parallèlement, Carles Puigdemont vient de mobiliser un groupe d'avocats internationaux afin de dénoncer l'Etat espagnol auprès du Comité des Droits de l'Homme de l'ONU, car Madrid a « violé des droits civils et politiques ».
 
Message du Président catalan, Carles Puigdemont, 1er mars 2018.