SOCIÉTÉ

Encore une agression à la prison de Perpignan

En toile de fond, la surpopulation chronique de l'établissement

Centre pénitentiaire du quartier de Mailloles de Perpignan © La Clau
Centre pénitentiaire du quartier de Mailloles de Perpignan © La Clau
L'agression d'un surveillant, samedi 2 juillet, relance le débat sur l'ambiance électrique régnant au sein de la prison de Perpignan, en lien avec sa surpopulation permanente.
La longue série de violences observées entre les murs du centre pénitentiaire de Perpignan s'allonge. Selon les affirmations appuyées du syndicat UFAP/UNSA Justice, délivrées ce lundi 4 juillet, un détenu s'est « jeté sur le gradé de la maison d’arrêt hommes en lui assénant un coup de poing par derrière sur la pommette », samedi 2 juillet. Le fonctionnaire a reçu une incapacité temporaire de travail (ITT) de 8 jours. L'individu violent, rapidement maîtrisé et menotté, a rejoint le Quartier Disciplinaire.

Stratégie pour être transféré

La centrale syndicale estime que le pensionnaire violent aurait prémédité son geste « pour être transféré ». L'homme, qui signait là sa troisième agression à la prison de Perpignan, s'était déjà fait remarquer sur le même registre le 24 novembre 2015 puis le 8 mars dernier, d'après l'UFAP, qui archive patiemment les méfaits commis. Son secrétaire, Johann reig, juge que « l’hécatombe au niveau du personnel encadrant est impressionnante » et invite fortement les Directions Locale et Régionale à prendre en compte une « surpopulation pénale (...) en grande partie responsable de ces problèmes » à Perpignan.